La situation socio-économique de certains acteurs engagés dans la lutte sanitaire se dégrade de jour en jour dans la chefferie des Basili. Dans un communiqué parvenu à lavoixdelituri.net, la structure citoyenne des Basili «exprime sa profonde indignation et dénonce le non-paiement des arriérés des prestataires ».
Ces prestataires, mobilisés par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) dans le cadre des activités de riposte contre la maladie à virus Ebola, notamment au niveau des points de lavage des mains dans la zone de santé de Komanda, accumulent des arriérés de paiement «depuis le mois de juin 2026». Il s’agit des agents commis aux barrières sur les axes Komanda Base-Yedi, Komanda-Beni, Komanda-Mungamba et autres.
Pour les forces vives des Basili, «cette situation suscite une vive précarité au sein de la communauté, particulièrement à l’égard de personnes qui se sont engagées dans la prévention et la lutte contre cette épidémie au service de la population ».
L’organisation rappelle avec force que « la réponse contre Ebola est une responsabilité collective qui exige l’engagement, la solidarité et le respect de tous les personnels mobilisés ». En outre, elle s’interroge « sur l’équité dans le traitement des différents agents mobilisés dans les cadres de la riposte » et estime que « les principes humanitaires d’impartialité doivent se traduire par un traitement équitable de personnes concernées sans discrimination injustifiée ».
Aucune catégorie de prestataires ne devrait ainsi «être négligée lorsque ces services ont été sollicités et effectivement rendus».
Face à cette crise, le président de la société civile, Dieudonné Tandishabo formule des recommandations fermes, exigeant d’abord à l’OIM de «procéder sans délai injustifié à la vérification et au paiement intégral des arriérés dus aux prestataires concernés ».
Il demande également aux responsables du projet de riposte de «communiquer clairement sur les causes des retards, les mesures correctives envisagées et le calendrier précis de régularisation des paiements », tout en invitant les autorités sanitaires et gouvernementales à «s’impliquer dans la recherche d’une solution rapide et durable en faveur des prestataires concernés ».
Cet acteur de la société civile veut que l’on puisse «examiner, dans le cadre de leurs mandats et leurs mécanismes de coordination, les possibilités d’appui permettant de résoudre cette situation », voir si la responsabilité de prise en charge devrait «être transférée ou réorganisée ».
Dieudonné Tandishabo insiste sur le fait que «cette situation soit traitée avec toute l’urgence qu’elle mérite ». Elle prévient que «si le retard persiste malgré les démarches entreprises, elle appelle les parties concernées à engager un dialogue formel afin de déterminer les responsabilités et de convenir de mesures concrètes pour le règlement des sommes dues».
Réaffirmant son «attachément aux principes humanitaires, à la transparence, à la redevabilité et au respect de la dignité des prestataires communautaires», cette structure citoyenne conclut sur une mise en garde claire : «La lutte contre Ebola ne sera reposée durablement sur l’engagement de personnes dont les droits et les rémunérations convenues ne seraient pas respectés ».
Rédaction