Des inquiétudes sont soulevées autour des conditions d’alimentation des prestataires de première ligne au Centre de Traitement d’Ebola (CTE) de Rwankole, à Bunia.
L’alerte a été lancée par Jacob Asimwe Matali acteur politique de l’Opposition républicaine ce dimanche 30 août 2026 , qui appelle les responsables de la riposte contre Ebola et les autorités sanitaires à vérifier le fonctionnement du service chargé de l’alimentation au sein de cette structure.
Selon les informations rapportées, les repas destinés aux prestataires ne seraient pas toujours conditionnés individuellement. La nourriture serait, dans certains cas, acheminée en vrac avant d’être distribuée directement sur place. Une situation qui suscite des interrogations sur les conditions d’hygiène et d’organisation dans un centre où les mesures sanitaires revêtent une importance particulière.
La quantité des repas servis au personnel constitue également un autre point de préoccupation. D’après Jacob Asimwe Matali, certains prestataires recevraient des portions jugées insuffisantes au regard de leurs longues heures de travail. Il évoque notamment le cas d’un repas qui se serait limité à une seule pomme de terre. La bouillie destinée au personnel serait, elle aussi, transportée dans des bidons avant sa distribution sur place.
« Notre démarche ne vise ni à condamner gratuitement un prestataire ni à créer une polémique. Notre objectif est de demander que les personnes qui prennent soin des malades soient elles-mêmes considérées et protégées avec dignité », a déclaré Jacob Asimwe Matali.
Pour cet acteur politique, les prestataires de première ligne jouent un rôle important dans la prise en charge des patients et la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Il estime que leurs conditions de travail, notamment leur alimentation, doivent faire l’objet d’une attention particulière.
Jacob Asimwe Matali demande ainsi aux responsables de la riposte, aux autorités sanitaires et aux responsables du CTE de Rwankole de procéder à des vérifications afin de déterminer si les faits rapportés sont avérés, d’évaluer la qualité et les quantités des repas fournis et, le cas échéant, de prendre les mesures nécessaires.
Cette alerte intervient alors que la prise en charge des patients et la protection des prestataires constituent des éléments essentiels dans la réponse à l’épidémie. Les éventuels dysfonctionnements dans les services de soutien aux équipes engagées sur le terrain pourraient ainsi affecter leurs conditions de travail.
Les prestataires concernés sont, de leur côté, invités à faire remonter leurs préoccupations auprès des responsables compétents afin de permettre une éventuelle prise en charge de ces difficultés.
À ce stade, les responsables du CTE de Rwankole et du service traiteur n’ont pas été cités dans cette alerte comme ayant officiellement réagi à ces accusations. Une vérification auprès des responsables concernés permettrait donc de clarifier la situation.
Rédaction