Des cas de pillage perpétrés par des hommes armés non identifiés ont été signalés sur l’axe routier Bunia–Kasenyi dans la soirée du mardi 4 août 2026. Ces incidents ravivent les inquiétudes sur la sécurité des usagers, quelques semaines seulement après la décision du gouverneur militaire de l’Ituri de supprimer les barrières militaires dénoncées pour les multiples tracasseries qu’elles occasionnaient.
Selon des informations recueillies sur place, une première attaque est survenue vers 19 heures à proximité de la barrière entrant vers Nyamavi. Des hommes armés non identifiés ont intercepté une moto en provenance de Bunia transportant des passagers. Les assaillants se sont emparés d’environ 1 500 dollars américains, de 750 000 francs congolais ainsi que de deux téléphones Android, avant de prendre la fuite.
Deux heures plus tard, vers 21 heures, un second usager est tombé dans une embuscade sur le même axe routier. Les assaillants lui ont ravi 450 dollars américains et sa moto, avant de le rouer de coups. Gravement blessée, la victime a été évacuée vers le Centre de santé de référence de Kasenyi pour des soins. Les circonstances exactes de ces deux attaques restent à établir.
Réagissant à ces incidents, le coordonnateur de la société civile du secteur des Bahema Sud appelle les autorités provinciales et les services de sécurité à prendre des mesures urgentes afin de sécuriser durablement la route Bunia–Kasenyi. Selon lui, la recrudescence de ces actes de banditisme risque de compromettre les efforts entrepris par le gouverneur militaire pour rétablir la libre circulation sur cet axe stratégique.
«Nous demandons aux autorités de veiller efficacement sur cette route. Les services de sécurité, tant locaux que provinciaux, doivent renforcer leur vigilance, car leur mission est de protéger la population et ses biens», a insisté Bienvenu kadjanate le coordonnateur de la société civile des Bahema Sud.
Alors que la suppression des barrières militaires avait été largement saluée par la population comme une avancée dans la lutte contre les tracasseries, ces nouvelles attaques soulèvent des interrogations sur la capacité des services de sécurité à garantir la protection des usagers. Pour la société civile, ces actes criminels pourraient constituer une tentative de sabotage des efforts engagés par les autorités pour restaurer l’autorité de l’État et renforcer la confiance de la population.
La société civile appelle enfin les autorités compétentes à ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs de ces attaques et à renforcer les dispositifs sécuritaires sur la route Bunia–Kasenyi, considérée comme un axe vital pour les échanges entre l’intérieur de la province et la cité lacustre de Kasenyi.
David Mugisa
3 commentaires
Voilà les conséquences vous aviez beaucoup pleurnicher sur les tracasseries milit
Voilà les conséquences vous aviez beaucoup pleurnicher sur les tracasseries militaire et pas même moins d’un mois nous constatons déjà de telle situation. Le mieux serait que ces militaires regagnent leur position habituelle pour barrer la route à ces malfrats.
Qu’on déploie les Policiers Militaires dans cet axe s’imprégner de la réalité,car il y a un agenda caché.