Les attaques attribuées aux ADF-NALU continuent d’endeuiller les populations de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Selon l’Association pour la Promotion des Droits des Enfants et Femmes vulnérables (APDF), plusieurs nouvelles victimes ont été découvertes ces derniers jours à Kenaombi, Mongali et Kasoko, après les incursions meurtrières enregistrées les 27, 28 et 29 juillet dans le groupement Bangole.
Les violences dans cette zone s’inscrivent dans une série d’attaques déjà signalées depuis le 22 juillet dans plusieurs localités de la chefferie des Babila-Babombi.
D’après le bilan communiqué par l’APDF, douze attaques ont été enregistrées depuis l’attaque du 22 juillet à Njiapanda. Elles ont visé notamment Manteite, Njiapanda-Bella, Manzia, Kazaroho, Makongo, Mikwata, la route Mahu, Mangonzi, Kenaombi, Mongali, Nakota et Kasoko CEPAC. Ces incursions ont coûté la vie à 39 personnes, tandis que neuf motos ont été brûlées, plusieurs maisons incendiées et des biens pillés. Plusieurs personnes restent portées disparues, parmi lesquelles des enfants scolarisés.
À Kasoko, trois corps ont été découverts après les attaques récentes : deux ont été ramenés vers Oicha, tandis qu’un autre a été enterré sur place. À Kenaombi et Mongali, d’autres victimes ont également été retrouvées, confirmant la gravité de la situation dans cette partie du territoire de Mambasa.
Des sources locales rapportent que les recherches se poursuivent encore pour retrouver les disparus, alors que les communautés vivent dans la peur d’éventuelles nouvelles attaques.
Face à cette escalade, l’APDF estime que le bilan est « très lourd » et appelle les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités. L’organisation plaide pour une réponse sécuritaire plus efficace, la protection des civils, l’ouverture d’enquêtes crédibles et une assistance humanitaire urgente en faveur des familles sinistrées.
La situation reste particulièrement préoccupante dans le groupement Bangole, où les attaques répétées continuent de fragiliser davantage une population déjà éprouvée.
Afin d’interpeller les autorités face à cette insécurité, la société civile a projeté deux journées ville-mortes le lundi et mardi prochain et un incivisme fiscal sur toute l’étendue de la chefferie des Babila Babombi.
Rédaction