Le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République Démocratique du Congo continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Dans ce contexte, le Député National Gracien Iracan de Saint Nicolas, élu de la ville de Bunia, a clairement exprimé sa position, affirmant que le changement constitutionnel n’est pas la préoccupation majeure du peuple congolais.
Le Député Iracan a souligné que ses échanges avec les citoyens à travers les 26 provinces du pays révèlent une divergence notable entre les priorités politiques et les attentes populaires.
« Au fil de mes échanges avec nos compatriotes à travers les 26 provinces, un constat revient avec force : la grande majorité des Congolais ne considère pas le changement de la Constitution comme une priorité. Leurs préoccupations sont tout autres : la réunification du territoire national, le rétablissement de la paix, la sécurité des populations et le développement de notre pays. »
Pour lui, la RDC a les défis pressants auxquels elle est confrontée, notamment l’insécurité persistante dans certaines régions et la nécessité d’un développement socio-économique inclusif. Pour ce Député , ignorer ces préoccupations fondamentales serait une trahison du mandat qui lui a été confié par ses électeurs. Il a réaffirmé son engagement à rester fidèle à la volonté populaire.
« Élu grâce à un soutien populaire massif dans la ville de Bunia et bénéficiant de la confiance de nombreux compatriotes à travers la République, je ne peux, en aucune circonstance, aller à contre-courant de cette volonté populaire. Ce serait trahir le mandat qui m’a été confié et les attentes de ceux que je représente. Ma responsabilité est de porter leur voix avec fidélité. C’est pourquoi je resterai toujours aux côtés du peuple et de ses véritables priorités. »
Notons que la plupart de certains congolais les efforts du gouvernement devraient se concentrer sur la résolution des problèmes urgents qui affectent directement la vie des Congolais, plutôt que sur des réformes institutionnelles perçues comme secondaires.
Joseph Kisuki