Les taximen de dix associations, dont l’Association des taxis-motos à Bunia (ATMB), l’Association des taxis-motos et véhicules (ATAMOVE), la Fédération des Entreprises du Congo/Transport, la Fédération des transporteurs du Congo (FETROCO), pour ne citer que celles-là, toutes affiliées à la plateforme des taximen de Nia-nia, un centre de négoce situé sur la RN4 dans la chefferie des Bandaka, territoire de Mambasa dans la province de l’Ituri, ont observé, ce vendredi 06 mars 2026, une journée sans taxi en marge de la célébration de la Journée nationale des taximen qui se tient à cette même date du 06 mars de chaque année.
Sur plusieurs tronçons du centre de négoce de Nia-nia, notamment sur les axes Kisangani, Mambasa et Wamba, aucun taxi n’était visible compte tenu de cette célébration qui a rassemblé près de trois cents conducteurs de motos-taxis ainsi que certaines autorités administratives et coutumières de l’entité.
Pour cette catégorie de la jeunesse, cet arrêt de travail pendant cette journée vise à réfléchir sur la responsabilité qui leur incombe dans le développement socioéconomique de la région.
« Nous avons choisi de suspendre le taxi en ce jour pour méditer sur notre apport dans divers secteurs de la vie active de notre zone, analyser les différents défis liés à notre travail et aussi rendre grâce à Dieu de nous avoir donné l’opportunité de voir la date de ce jour pour l’année 2026. Nous tenons aussi à exprimer notre gratitude à toute personne qui a contribué à la matérialisation effective de cette journée », a confié à la rédaction de la voixdelituri.net Tambanakiso Budodanga Trésor, alias Échelle de Jacob, président de l’association ATMB et coordonnateur de la plateforme des taximen de Nia-nia.
En marge de cette festivité, la sous-coordination de la Société Civile du Congo dans la chefferie précitée a lancé un appel vibrant aux taximen de toutes ces associations locales confondues afin de s’acquitter volontairement de toutes les taxes de l’État congolais.
« Nous profitons de cette opportunité pour interpeller la conscience de vous tous qui exercez le métier de taxi dans nos agglomérations, afin de prendre avec beaucoup de considération votre occupation, car celle-ci vous dote des moyens nécessaires pour subvenir aux besoins vitaux de vos familles respectives. »
Paulin Gbanzi Bawandey, coordonnateur de cette structure citoyenne dans la chefferie des Bandaka, d’ajouter :
« Chaque taximan doit s’efforcer de payer régulièrement les taxes de l’État auprès des services attitrés. Cela permettra à la Socico, qui prend l’engagement de vous accompagner, de mener également des plaidoyers auprès des instances compétentes en vue du démantèlement des barrières qui jonchent les différents axes de vos trajectoires et qui vous empêchent certainement de réaliser les recettes escomptées. »
Soulignons que cette manifestation a débuté par un culte d’action de grâce dans l’église paroissiale catholique Regina Pacis de Nia-nia, suivi d’un carnaval agrémenté par la fanfare kimbanguiste, et dont la chute des activités a eu lieu à l’espace Amazone où plusieurs autorités locales ont prononcé leurs mots de circonstance envers cette catégorie de la population.
Archange-Robert Beabo