Constant Mutamba Tungunga, ancien ministre de la justice et garde de sceaux, a été condamné à trois ans de travaux forcés pour présumé détournement de fonds équivalent à 19 millions de dollars américains. Le verdict a été prononcé par la Cour de cassation de Kinshasa.
Il a était accusé d’avoir détourné des fonds destinés à un projet de construction d’une prison à Kisangani. Les enquêtes du ministère public ont révélé que les 19 millions de dollars avaient été transférés vers des comptes personnels, alors que le projet était en souffrance. Mais cette version était contrée par la partie défense qui parlait d’une procédure respectée de passation de marche public et que ce fonds était dans le compte de l’entreprise Zion choisie pour exécuter les travaux.
Le procès a débuté il y a plusieurs mois, avec des témoignages de témoins clés, y compris des employés de l’institution concernée. Les preuves présentées incluaient des relevés bancaires, des contrats et des correspondances électroniques. Mutamba a nié les accusations, affirmant qu’il était victime d’un complot politique.
En plus de la peine de prison, la cour a imposé plusieurs sanctions supplémentaires :
- Interdiction de Droit de Vote et d’Éligibilité pendant cinq ans après l’exécution de sa peine.
- Interdiction d’Accès aux Fonctions Publiques.
- Privation de Libération Conditionnelle.
Pa ailleurs la décision a suscité des réactions au sein de la population. Si certains citoyens ont salué cette condamnation comme un pas en avant dans la lutte contre la corruption, d’autres ont critiqué le système judiciaire, le qualifiant de biaisé et influencé par des intérêts politiques.
Rédaction