Joseph Kabila, ancien président de la République Démocratique du Congo se voit en un couteau sous la gorge. Après la suspension des activités de son parti politique, PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) le 27 octobre dernier, c’est le tour d’un autre mouvement qu’il chapeaute, Sauvons le Congo vu en feu de paille.
Le gouvernement congolais en chambre d’écho, vient d’annoncer à travers un télégramme du Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumieres la suspension des activités de ce mouvement politique sur toute l’étendue du territoire national.
«[•••] vous enjoindre toutes affaires cessantes dès réception (du) présent message (de) veiller à la non tenue chacun dans sa juridiction sous peine de sanction des activités du groupe sous le label Sauvons le Congo, il y avoir (a) ordre», peut-on lire dans ce télégramme de Jacquemin Shabani, adressé au gouverneur des provinces et d’autres autorités à travers le pays.
En octobre dernier, Joseph Kabila avait réuni à Nairobi, au Kenya plusieurs acteurs politiques (de l’opposition) et ceux de la société civile autour notamment des enjeux de l’heure en RDC. Ensemble, ils avaient pris l’engagement de « mettre fin à la tyrannie, restaurer la démocratie et favoriser la réconciliation nationale », jugeant de très mitigé le bilan du régime en place.
Plus d’un mois seulement, cette démarche de Kabila se voit déjà comme un travail de noir. Si le PPRD était qualifié d’être en mèche avec le M-23 qui agresse l’Est de la RDC, Sauvons le Congo hérite alors un malheur de son dirigeant devenu bête noir pour le pouvoir de Kinshasa.
Le sénateur en vie, accusé de diriger politiquement l’AFC/M-23, se dit toujours en quête de la paix de la stabilité au Congo, notamment à travers ses rencontres avec les forces vives et les dirigeants de ce groupe rebelle au Nord-Kivu il y a quelques mois.
Rédaction