Le Président de la République Démocratique du Congo était pourtant claire comme l’eau de roche pour se justifier : « notre constitution avait été rédigée à l’étranger, par des étrangers… Elle n’est pas adaptée aux réalités du pays». Félix Tshisekedi, au cours d’une adresse à la population de la ville de Kisangani le mercredi 23 octobre dernier a alors enfoncé le clou à commencé par l’UDPS, parti au pouvoir.
Félix Tshisekedi veut augmenter le nombre de mandat, le nombre d’années d’un mandat, se faire des articles à son avantage,… il ne reste que des spéculations au sein de l’opinion publique. Mais pour cela, seule la population est le maître à décider notamment par référendum. À Kisangani le premier citoyen du pays n’avait pas cependant dévoilé les articles dangereux de la loi fondamentale jugée problématique aujourd’hui.Néanmoins une commission pourrait être mise en place pour ce projet en 2025.
Le « oui » de la majorité, le « non » de l’opposition, chacun avec ses alliés,le ping-pong refait surface.
Dans le camp de la majorité certains citent par exemple l’article 217 comme problématique. Il stipule que : ”La République Démocratique du Congo peut conclure des traités ou des accords d’association ou de communauté comportant un abandon partiel de souveraineté en vue de promouvoir l’unité africaine“, le liant ainsi à l’occupation par agression d’une partie du territoire national par le M23-RDF à qui le soutien Rwandais n’est pas à démontrer.
Chez l’UDPS, le patron Augustin Kabuya avait dit que « la constitution est responsable de la trop lente installation des institutions après les élections et laisserait moins de temps au président de gouverner».
Quel chant de sirène vite compris par le côté adverse ? L’opposition et certaines couches des congolais lisent déjà à travers ce projet.
Alphonse Maindo, professeur en sciences politiques de l’Université de Kisangani interrogé par nos confrères de Afrikarabia, a révélé que l’article 217 soulevé haut par la main de la majorité « est un article de la constitution de 1964 dont un des rédacteurs état le propre père du président actuel. Une disposition que l’on retrouve encore aujourd’hui dans la dernière constitution. Mais on se trompe. Cela veut simplement dire que le Congo pourrait, par exemple, renoncer à sa monnaie pour une monnaie commune, comme l’Union européenne. Ou alors renoncer aux contrôles frontaliers pour la libre circulation des biens et des personnes dans un espace comme l’East african community (EAC), ou comme la Communauté Économique des pays des Grands Lacs (CIRGL). C’est un faux problème ».
De son côté, la Confédération Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) dit non au changement ou à la révision de la constitution. Le secrétaire général de cette institution religieuse influente, lors d’une interview à la Radio Okapi, avait indiqué que toute tentative de modification jugée de dangereuse pourrait avoir des conséquences néfastes pour le Congo, exacerbant les tensions politiques et sociales déjà existences.
La CENCO entant qu’autorité morale et spirituelle, cherche à jouer un rôle clé dans le débat national en encourageant de discussions pacifiques et constructives sur l’avenir du pays.
Les prochaines semaines pourraient s’avérer décisives pour le Congo, alors que les débats sur cette question sensible continuent d’animer la scène politique. La CENCO reste déterminée à défendre les principes démocratiques et à veiller au bien-être de la nation congolaise.
Moïse Ulang’u et Néhémie Paluku