RDC : 12 fosses communes découvertes au Sud-kivu, la justice militaire poursuit des chefs de l’AFC/M23

par lavoixdelituri

L’auditorat militaire supérieur du Sud-Kivu, en collaboration avec la 33ᵉ région militaire, vient de franchir une étape décisive dans ses investigations sur les exactions commises dans la province. À la suite d’une enquête rigoureuse menée sur le terrain, au moins de douze fosses communes ont été identifiées, dans la cité de Sangya et de Luvungi.

Cette macabre découverte fait suite aux violences attribuées aux éléments du mouvement rebelle AFC/M23 survenues en décembre dernier.
​L’équipe d’enquêteurs mixte s’est également penchée sur une série d’attaques meurtrières perpétrées dans le territoire de Fizi et ses environs. Parmi les faits documentés figure la mort de plus de cinquante personnes, majoritairement des femmes et des enfants mineurs, victimes de bombardements intensifs dans la nuit du 7 au 8 juillet.

Ces opérations terroristes se sont accompagnées de l’incendie systématique de plusieurs villages, notamment à Nkayola, Abala, Mulima, Lushaku, Kipupu, Nkenenge et Pweto. Les investigations révèlent en outre des actes de barbarie d’une extrême violence dans les Hauts-Plateaux, où des femmes enceintes ont été égorgées. ​

Face à la gravité de ces révélations, le colonel magistrat Kumbu Ngoma Jean-Baptiste, auditeur militaire supérieur du Sud-Kivu, a officialisé l’ouverture de poursuites judiciaires. Les procédures visent directement les hauts responsables du mouvement rébellion, notamment Bertrand Bisimwa, le commandant Bernard Byamungu, Serge Lucime Kagoyo alias Mato, Elément Amikalungutche ainsi qu’Adam Ndarisimba dit Simba 3 et Delamera. Ils sont poursuivis pour des griefs majeurs incluant des crimes de guerre par meurtre, viol et déportation de populations civiles.

​La justice militaire ne limite pas ses poursuites aux seuls cadres de l’AFC/M23. Les commandants des groupes armés alliés, notamment Charles Sematama de la milice Twirwaneho et Zaphet Apema du groupe SNL, sont également inculpés pour leur complicité dans les massacres et les déportations. Alors que les enquêtes se poursuivent dans les zones en altitude pour établir un bilan définitif, les autorités judiciaires réaffirment leur détermination à traduire l’ensemble des auteurs de ces atrocités devant les tribunaux.

Rédaction

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