Andreas Nengapeta Mara, chef de bureau minier du territoire de Mambasa, a réuni l’ensemble des coopératives minières opérant dans sa juridiction afin de faire le point sur la gestion du secteur et tracer les perspectives pour l’année 2026.
Cette rencontre a rassemblé des coopératives venues de plusieurs sites miniers, notamment Yeti, PK 51, Pangoyi et d’autres zones environnantes. L’objectif principal, selon l’autorité minière territoriale, était de rappeler les opérateurs au strict respect des textes légaux régissant le secteur des mines.
« Nous avons tenu à rappeler aux coopératives les textes légaux portant sur la vulgarisation du Code et du Règlement miniers, ainsi que les autres lois qui encadrent les activités minières », a expliqué Andreas Nengapeta Mara.
Bilan 2025 : un taux de conformité estimé à 70 %
Au cours de cette réunion, une évaluation des activités minières de l’exercice 2025 a été réalisée. Celle-ci portait notamment sur le paiement des taxes, la canalisation des recettes publiques et la transmission régulière des rapports d’activités par les assujettis.
« Le bilan de 2025 est estimé à 70 %. Une grande partie des coopératives s’est effectivement acquittée de ses obligations fiscales. Les 30 % restants s’expliquent par l’inaccessibilité de certaines zones, les problèmes d’insécurité et les inondations », a-t-il précisé.
Objectif 2026 : maximiser les recettes minières
Pour l’année 2026, le bureau minier de Mambasa entend hausser le niveau de mobilisation des recettes. À cet effet, une feuille de route a été transmise aux différentes coopératives minières. Celle-ci découle des résolutions prises lors d’une réunion provinciale tenue à Bunia, réunissant les chefs de bureaux miniers des entités de l’Ituri.
Parmi les principales orientations retenues figure la mise en place d’une base de données fiable, intégrant :
l’effectif réel des assujettis,
les engins motorisés utilisés,
les statistiques de production,
les données d’achat et de vente des substances minérales.
Sécurité et collaboration interservices
Interrogé sur la stratégie à adopter dans les zones à forte insécurité, Andreas Nengapeta Mara a souligné l’implication du comité territorial de sécurité, présent lors de la réunion.
« Les membres du comité de sécurité ont sensibilisé les opérateurs miniers sur la situation des zones encore sous contrôle des porteurs d’armes illégales. Des dispositions sont envisagées pour y remédier », a-t-il indiqué.
Enfin, la maximisation des recettes passe aussi par une synergie avec les régies financières, qui ont pris part aux échanges, notamment la DGRPI et la DGAD.
« Les opérateurs ont été sensibilisés par les services techniques et fiscaux afin qu’ils comprennent mieux leurs obligations et l’importance de la conformité », a conclu le chef de bureau minier.
Une démarche qui s’inscrit dans la volonté des autorités de structurer le secteur minier local, d’améliorer la gouvernance et d’accroître les recettes publiques au profit du développement du territoire de Mambasa.