Un climat de mésentente veut naître entre les autochtones du secteur de Walendu Tatsi et l’entreprise Mont Gabaon. La population de ce secteur, surtout celle du groupement Bedu Ezekere se dit indignée de non respect de cahier de charge par l’entreprise Mont Gabaon suite à l’exploitation des matériaux de construction faite au village Djokodjo.
Cette communauté locale donne à cet effet 48 heures à cette entreprise afin de mettre fin à ses activités dans cette entité, si rien n’est fait dans le cadre du respect de l’accord jadis conclu.
Le notable Dundji Kulukpa, délégué de cette communauté qui s’est confié à l’occasion à lavoixdelituri.net ce mardi 25 février, déplore le manque de considération envers la communauté car plusieurs dégâts matériels et humains ont été enregistrés depuis le début de leur exploitation et n’ont jamais été réparés.
«[•••] plus de vingt parcelles ont été détruites, trois enfants d’une même famille ont été blessés par les bombes de concassage utilisées par cette entreprise, les victimes attendent toujours la réparation jusqu’à ce jour[•••]», informe ce notable.
Dans ledit cahier des charges, précise-t-il, l’entreprise avait promis la réhabilitation d’au moins 10 kilomètres de routes jusqu’à Ezekere, mais jusque-là seulement demi kilomètre a été concrétisé; le forage d’eau potable pour la population, à ce jour le puit d’eau creusé reste encore ouvert; Mont Gabaon avait promis aussi prendre en charge les études de cinq enfants de ce village, promesse pas réalisée, au-delà de son l’engagement d’embaucher les enfants de l’entité dans ses travaux, pour ne pas exécuter voilà plus de deux ans.
Selon l’esprit de ce cahier des charges, il fallait que Mogabaon construise également un hôpital pour les habitants de cette partie de Djugu et y érigé un marché. Arranger un terrain de football pour la jeunesse de cette entité figurait aussi dans l’accord conclu entre les deux parties.
Dundji Kulukpa demande aux autorités provinciales de s’y impliquer faute de quoi, « la communauté locale sera obligée de chasser cette entreprise de son entité. »
Contactées, des sources proches de Mont Gabon indiquent que l’entreprise envisage rencontrer les notables de cette entité pour une bonne harmonisation et collaboration.
Germain Maki