À Mambasa, Irumu, Djugu et Mahagi, les conditions sécuritaires se sont dégradées au fil des deux précédents mois. Les attaques armées ont entraîné non seulement des morts d’hommes, mais aussi la fermeture des établissements scolaires compromettant ainsi l’éducation des enfants. Selon un rapport circonstancié de la coordination des affaires humanitaires OCHA, en RDC, plusieurs écoles ont dû suspendre leurs activités en raison de la détérioration persistante de la situation sécuritaire.
Le Cluster Education a rapporté 78 établissements scolaires fermés entre janvier et février dans les zones de santé de Fataki et Drodro, affectant l’éducation de plus de 28 600 enfants.
Depuis le 27 février 2025, une trentaine d’écoles ont fermé leurs portes dans des localités du littoral du lac Albert, dans la zone de santé de Tchomia, en raison d’affrontements entre l’armée congolaise et un groupe armé dans la localité de Nyamamba, rapportent des sources locales. Des activités qui pourraient reprendre ce lundi, 17 Mars, selon un communiqué du chef de cette chefferie qui indique que Tchomia et environs est actuellement vivable.
Dans le territoire de Mahagi, OCHA rapporte que les violences ont affecté les activités scolaires de plus de 3 000 enfants, selon le cluster Education. À Fataki et Drodro, des zones fortement affectées par les violences armées, plusieurs activités ont été suspendues. Malgré les difficultés d’accès, certaines organisations ont réussi à maintenir leurs opérations dans la zone ou à les réaliser via leurs partenaires locaux.
Moïse Ulang’u