La population du groupement kyabwohe, en chefferie des Bahema Boga, à la limite entre la RDC et l’ouganda, sur le littorale de la rivière Semiliki, souffre de manque des infrastructures sanitaires.
C’est après des incursions répétitives des rebelles des ADF NALU à 2021, où ils ont rendu en cendre tous les bâtiments abritant le centre de santé de kyabwohe, renseigne Enide Birungi Biswaza, infirmière titulaire adjointe de cette structure sanitaire.
«[•••] depuis que les rebelles des ADF NALU ont signé des incursions dans notre groupement nous n’avons pas un centre de santé, car tout était rendu en cendre, la petite maison qui est là est totalement rongée par les termites et si le vent violent souffle tous les malades sortent pour se cacher dans des maisons des particuliers, nous sommes très décentré[•••]», a-t-elle decrier au cours d’une interview exclusive accordée à lavoixdelituri.net
Notons que l’ONG ALIMA avait construit un bâtiment en planche en 2022, mais vu la démographie galopante, ceci n’a pu répondu aux besoins de cette population retournée car la structure n’arrive pas a répondre aux normes d’un centre de santé. Ce dernier manque une pharmacie, la maternité, la salle de consultation, l’hospitalisation, pas même une salle d’accouchement. En outre, aucun équipement médical n’y est pour le traitement des malades.
Par ailleurs Madame Enide demande au gouvernement et aux autorités sanitaires d’apporter une assistance rapide aux vulnérables de cette entité coutumière.
«[•••] nous demandons une assistance pour la construction des bâtiments qui vont servir la population en entièreté, car la plus part de cette population est concentrée au centre et puis il y a une grande distance qui nous sépare de notre hôpital générale de référencement[•••]», poursuit-elle.
Il sied de signaler que le groupement kyabwohe est situé dans le bassin de la rivière semiliki, et là-bas, pendant l’inondation il est difficile de faire des référencements des malades à l’hôpital général de référence de Boga, chose qui cause plusieurs cas des décès, suite à l’inaccessibilité.
Deorgratias Agenong’a