Irumu: la notabilité Nyali Tchabi dresse un rapport suite à la récente attaque à Belu et Bukima

par lavoixdelituri

Le village Belu, situé dans le groupement Baley en chefferie des Banyali Tchabi, dans le territoire d’Irumu, a été le théâtre d’un grave incident sécuritaire survenu le 11 avril 2026.

Une mission conjointe composée de membres de la communauté locale et des services de sécurité s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et d’établir un bilan précis des faits.

Selon les constats effectués sur le terrain, l’attaque a causé la mort de deux personnes, abattues par balles. En outre, plus de six habitations ont été incendiées, laissant plusieurs familles sans abri. Cette violence a plongé la population locale dans un climat de peur et d’insécurité persistante, marqué par une psychose généralisée.

Au terme de cette mission d’évaluation, le bilan définitif fait état de deux morts et d’importants dégâts matériels. Toutefois, au-delà de ces chiffres, la situation sécuritaire demeure préoccupante.

Des informations concordantes indiquent que les assaillants se seraient dirigés vers la localité de Tondoli, suscitant une vive inquiétude parmi les habitants de cette zone voisine.

Par ailleurs, la communauté déplore un manque d’accompagnement du Gouvernement central depuis le retour progressif des populations dans la chefferie des Banyali Tchabi. Cette absence de soutien fragilise davantage la stabilité locale. À cela s’ajoute une tension croissante entre les communautés Banyali et Nyabwisha, alimentée par une incompréhension mutuelle et un déficit de cohabitation pacifique, facteurs aggravants de l’insécurité.

Face à cette situation, plusieurs recommandations ont été formulées par la communauté. Elle appelle notamment au déploiement urgent et permanent des forces de sécurité à Belu et à Tondoli pour prévenir toute nouvelle attaque.

Elle sollicite également l’implication directe de l’Administrateur du territoire d’Irumu, à travers une descente urgente à Tchabi, afin de mieux appréhender la situation et apaiser les tensions communautaires.

La communauté insiste également sur la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation en faveur de la cohabitation pacifique entre les communautés.

Elle plaide en outre pour l’implication des autorités provinciales pour une assistance humanitaire en faveur des ménages sinistrés.

En conclusion, la situation sécuritaire dans la chefferie des Banyali Tchabi reste fragile et nécessite des interventions rapides, coordonnées et durables afin d’éviter une nouvelle détérioration et de rétablir la paix dans la région.

Rédaction

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