La population déplacée en provenance du groupement Djaïba, chefferie des Bahema Badjere se trouvant en déplacement au centre commercial de Bule éprouve d’énormes difficultés dans leur survie. Ces vulnérables qui ont fuit les atrocités de la milice de la Coopérative pour le Développement du Congo ( CODECO) depuis le début ce mois de février sont pour l’instant éparpillés à Bule et mènent une vie misérable dans cette partie du territoire de Djugu.
Par exemple, un bidon d’eau de 20 litres coûtent 2000 Francs Congolais, un stick de bois de chauffage se négocie entre 8000 et 10000 Francs Congolais. Pourtant dans leur milieu d’origine tout cela était presque gratuit.
Cette alerte est faite le mardi 18 février 2025 par le communicateur de l’Association des Déplacés Victimes des Guerres de l’Ituri (ADVG). Olivier Karba appelle les humanitaires et surtout le gouvernement à vite intervenir avant que les pires n’arrivent, notamment la malnutrition, la mort faute de moyens financiers. Cette difficulté arrive au-delà du manque d’abris, des vivres et non vivres conséquents pour la survie de ces vulnérables dans leur milieu de fuite.
Notez que le dernier escalade des violences entre les groupes armés autodéfense Zaïre et CODECO depuis le 08 février a déjà fait plus de soixante morts chez les civils innocents. Ces atrocités qui ont débuté dans le territoire de Djugu en 2017, ont comme conséquence des milliers déplacés éparpillés dans plusieurs sites où les conditions de vie sont presque identiquement misérable. L’état de siège instauré par le chef de l’État dans les province de l’Ituri et Nord Kivu pour éradiquer les groupes armés, auteurs de nombreux massacres, n’a pas répondu aux attentes de ces déplacés qui pensaient à la paix dans leurs milieux d’origines, pour y regagner.
Germain Maki