Djugu : après la tuerie des personnes à Nizi, un notable plaide pour des opérations militaires des FARDC-UPDF

par Redaction

L’insécurité grandissante dans le territoire de Djugu ces derniers temps inquiète au plus haut point monsieur Dundji Kulukpa Etienne, notable du secteur des walendu Tatsi en territoire de Djugu, en se référant aux deux derniers cas intervenus dans ce territoire, notamment à Masumbuko et à Nizi.

Par exemple pour le cas Masumbuko, tout est parti, selon lui, de l’assassinat d’un vieux papa de 53 ans, de Masumbuko entre cette entité et groupement Ngazba (chefferie des Bahema-Nord). Un acte attribué aux éléments d’autodéfense Zaïre. Il s’en est suivi de l’attaque d’un véhicule Fuso en provenance de la région de Blukwa par les assaillants de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) et le bilan était de quatre personnes tuées à Masumbuko. Il estime que «ces actes proviennent des ennemis de la paix, mécontents de voir la relation qui s’améliore davantage entre les deux communautés (Hema et Lendu) dans la région».

Pour ce qui concerne le cas de Nizi en chefferie des Mambisa, où sept personnes venaient d’être tuées avec sept autres blessées le 01 juin 2025, ce notable condamne avec toute dernière énergie cette tuerie et appelle à une enquête minutieuse car jusque-là les auteurs ne sont pas encore bien identifiés. Pour l’instant, il n’y a que des spéculations à ce sujet. Dundji ne tolère pas que le massacre continue à ce jour dans le territoire de Djugu.

C’est dans ce cadre que ce notable demande un déploiement urgent des militaires UPDF qui travaillent dans une mutualisation avec les FARDC, au centre de négoce de Largü (chefferie des Bahema-Nord) pour assurer la sécurité de la population dans cette région (Blukwa, Largü, Drodro, Masumbuko, Tché, Saliboko) etc.. Même demande est formulée pour la région de Nizi, théâtre des nombreuses attaques.

À cette occasion, il demande que les autorités mènent également des enquêtes sérieuses autour de l’assanat de l’ancien chef de la chefferie des Mambisa. Il se demande pourquoi les enquêtes n’aboutissent jamais ? Ce qui fait perdre aussi la confiance à la justice congolaise, a-t-il dit.

Dundji Kulukpa Étienne demande aux autorités provinciales de renforcer la relation civilo-militaire. Pour ce faire, les militaires FARDC doivent se comporter dignement sur le terrain afin que la population leur fasse confiance. Ces derniers sont appelés également à ne pas confondre la population civile aux miliciens. Aux groupes armés de Djugu, il veut un copier de l’exemple de FRPI qui protège la population dans son secteur.

Germain Maki

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