Dans son projet » Mieux Vivre Ensemble », ONG GAAD avec l’appui du Bureau Conjoint des Nations Unies des Droits de l’Homme( BCNUDH) vient d’organiser ce mardi 26 août 2025 une journée de sensibilisation dédiée à la promotion de la cohésion sociale et à la lutte contre les discours haineux en ville de Bunia.
Étaient concernés par cette activité, les leaders des jeunes et des femmes, des leaders d’opinion ainsi que les professionnels des médias. Ils ont discuté et échangé sur les stratégies à mettre en place pour construire une communauté plus forte et unie en Ituri.
Pour Fabrice Tibasima , le point focal de GAAD, on assiste à la multiplicité des discours de haine ces derniers temps en ville de Bunia en particulier et général dans la province de l’Ituri. Il illustre le cas des nombreux messages de haine qui circulent sur les différentes plateformes des réseaux sociaux ne favorisant pas le Mieux Vivre Ensemble. C’est pourquoi avec cette séance de sensibilisation, il pense qu’avec de tels sensibilisations, ces discours de haine ou ces messages de haine pourront sensiblement diminuer aux seins la communauté et contribuer ainsi à la paix.
Pour le consultant Christan Vangazi par exemple, l’intolérance, la xénophobie, la haine et le racisme constitue une menace contre les valeurs démocratiques, la stabilité et la paix. Et pour lutter contre tous ces maux quelques solutions sont proposées. Il s’agit notamment de procéder à l’approche éducative :
- Ici, il faut sensibiliser les acteurs sur le Ddh,
- lutter contre les inégalités,
- renforcer les compétences socio-emotionnelle,
- promouvoir les compétences en matière d’éducation aux médias, à l’information et à la citoyenneté,
- renforcer les aptitudes à la réflexion critique.
Il y a également l’approche communication non violente ainsi que la communication sensible aux conflits.
Pour sa part, le facilitateur Rev. Pasteur Biensi, le mal est profond et alors le rôle de journaliste pour sauver l’Ituri de :
- informer avec véracité et rigueur ( vérifier les faits et citer les sources)
- refuser de diffuser les discours de haine ( ne pas publier les propos incitant à la violence, et éviter le stéréotype, etc..)
- éduquer le public à l’esprit critique (produits des contenus pédagogiques, faire des campagnes de sensibilisation),
- servir de contre-pouvoir démocratique ( dénoncer les abus du pouvoir et défenseur de la vérité).
Tous les participants à cet atelier ont ému leur souhait de voir la même sensibilisation être étendue dans un cadre plus large notamment dans l’arrière province.
Germain Maki