Chaque 12 Avril de l’année, le monde commémore depuis 2009 la journée internationale des enfants en situation de rue. Dans un contexte complexe des enjeux du monde contemporain, des contraintes exogènes et endogènes poussent des enfants à abandonner leurs familles pour des rues en dépit de tous les risques.
Alors qu’ils sont en plus d’une dizaine de millions dans le monde, l’UNESCO à travers cette journée veut protéger à toute l’humanité l’image sombre de cette catégorie d’enfants, avec un besoin de compassion, protection,… Délaissés, voués au diable, les enfants en situation de rue ont besoin de leur garantir un accès aux services de bases dont l’éducation, les soins, alimentation,…
En ville de Bunia, les enfants en situation de rue appelés autrefois « Sheges » déambulent sur les artères de la ville. Ils sont dépourvus des biens pour survivre. Leur sort est défini par l’insécurité dans la province, ce qui a occasionné le déplacement de leurs familles à Bunia, milieu jugé sécurisé. Une vie de détresse, calvaire,… est celle qui caractérise ces enfants.
«[•••] ma famille est à mahagi, je ne sais comment y retourner, notre vie ici : se promener par-ci par-là, pour manger nous parcourons des lieux de deuil, de mariage [•••]», déplore un, rencontré sur le boulevard de libération.
Sans espoir d’un avenir radieux, ces enfants crient au secours des autorités compétentes. Des écoles, de l’encadrement seraient un ouf de soulagement pour leur vie. Par dessus tout, un retour au calme dans les coins de la province en vue de leur permettre de retourner ensemble avec leurs familles dans des milieux d’origines.
On peut ici signaler l’effort fourni par quelques organisations qui ont déjà pris en charge certains de cette catégorie d’enfants pour des apprentissages des métiers ou pour la scolarisation, malgré que leur nombre n’est pas encore fini dans la ville.
Moïse Ulang’u