Beni : des tenues militaires abandonnées à Tamende

par Redaction

Le bourgmestre de la commune de Mulekera, alerte sur l’abandon de tenues militaires dans la ville de Beni. Ce lundi 24 février 2025, il a exprimé son inquiétude après la découverte de plusieurs uniformes abandonnées dans le quartier Tamende, signalée par les chefs de base.

Selon le commissaire supérieur Ngongo Mayanga Dieu-Donné, ces tenues abandonnées par des militaires qui fuient probablement la guerre du M23, sèment la peur au sein de la population. Il appelle la population à continuer de dénoncer de ces genres de comportement auprès des services compétents.

«[•••] j’étais informé de ramassage par la population des tenues militaires dans notre commune dans le quartier Tamende, nous avions rapprocher nos services de la police qui sont allés récupérer ces tenue pour nous les ramener ici.
Ce que nous devons dire par rapport à ça c’est normal que certains compatriotes qui étaient angagés au front et qui, après un moment ont décroché, ils ne peuvent pas jetter les effets militaires sur la place publique si non vous allez tromatiser la population, ce qu’ils devrait faire c’est d’aller présenter auprès de leurs autorités hiérarchiques enfin de remettre s’ils ne veulent plus faire partie de service qu’ils avaient choisi[•••]», a ainsi déclaré cette autorité municipale.

Et d’ajouter :

«[•••] Ce qui est étonnant est qu’ils jettent les tenues et ils gardent les armes, ça constitue un motif d’insécurité auprès de la population. il doivent garder les armes pourquoi ?
[•••] il fallait remettre tout, vous enlevez la tenue, il faut aussi déposer l’arme puisque ce qui fait même le symbole d’un militaire ou bien d’un policier.
La responsabilité du chef de base est d’identifier tout ce mouvement et à la population, vous avez quitté un endroit pour un autre, la première des choses, vous devez vous identifier auprès des autorités[•••]», a conclut le commissaire supérieur Ngongo Mayanga.

Cette situation a mis en inquiétude les habitants de Tamende qui craignaient pour leur sécurité.

Néhémie Paluku

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