La situation sécuritaire reste préoccupante dans le groupement Babila Teturi, en territoire de Mambasa. L’autorité locale de la localité d’Etabe a alerté la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) après l’arrivée, dans la soirée du [date], d’un couple qui affirme avoir été récemment libéré des mains des éléments des ADF à Seseo.
Selon les témoignages rapportés par ce couple à la société civile, 36 personnes auraient été libérées au même moment.
Les autres personnes relâchées auraient passé la nuit à Ngubo avant de poursuivre leur route vers leurs domiciles respectifs.
Les deux témoins affirment par ailleurs que le nombre de combattants présents dans la zone aurait augmenté à la suite de l’arrivée d’un autre groupe, dont la provenance demeure inconnue.
Des enfants enrôlés de force !
Autre information particulièrement préoccupante rapportée par le couple : des enfants, filles et garçons, âgés de 7 à 15 ans, auraient été pris en otage avant d’être contraints de rejoindre les rangs des groupes armés et de participer à leurs activités contre leur gré.
Si elles sont confirmées, ces informations constitueraient une situation particulièrement grave au regard de la protection des enfants en période de conflit.
Face à ces alertes, la Nouvelle Société Civile Congolaise du groupement Babila Teturi, en chefferie des Babila Babombi appelle le gouvernement congolais à intervenir en urgence afin d’obtenir la libération des personnes qui seraient encore détenues en captivité.
La structure citoyenne demande également aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour localiser et protéger les enfants qui seraient concernés par cet enrôlement forcé.
« La protection des civils, particulièrement celle des enfants, doit demeurer une priorité absolue », insiste la NSCC.
La déclaration est signée par Grâce Kakundo Kasamba, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise du groupement Babila Teturi.
À ce stade, le nombre exact de personnes qui seraient encore retenues en captivité ainsi que les informations relatives à l’enrôlement forcé des enfants n’ont pas été confirmés de manière indépendante.
Rédaction