Une session de formation et de sensibilisation destinée à la communauté du Centre Pédagogique Médical et Administratif (CEPROMAD) de Bunia a eu lieu samedi 11 juillet 2026. Organisée par les étudiants de la Faculté des Sciences de l’Information et de la Communication dans le cadre d’un module d’anthropologie, cette rencontre a bénéficié du soutien technique de l’ONG ALIMA.
La matinée a rassemblé un grand nombre d’étudiants, d’enseignants et d’agents administratifs autour d’échanges axés sur les voies de contamination du virus, les mesures préventives à adopter et les méthodes de communication à privilégier pour atteindre les communautés. L’objectif affiché par les organisateurs était clair : transformer les étudiants en vecteurs fiables d’information au sein de leurs entourages.
Le Dr Albert Tshula, responsable du soutien à la riposte Ebola chez ALIMA, a rappelé la capacité d’influence des jeunes :
« Les étudiants occupent une place centrale dans notre tissu social et sanitaire. Leur parole pèse au sein des familles et des quartiers. C’est pourquoi il est essentiel qu’ils s’informent correctement et relaient des messages vérifiés. ALIMA est là pour les accompagner afin qu’ils jouent ce rôle efficacement. »
Représentant le recteur, le Dr Dijon Dupewele, secrétaire général chargé de la recherche au CEPROMAD, a félicité l’initiative et souligné son adéquation avec les exigences du système LMD, qui valorise l’apprentissage pratique. Selon lui, confronter les savoirs théoriques aux réalités du terrain, avec l’appui de professionnels de la riposte, renforce la pertinence de la formation universitaire.
Mme Peggy Posho Folo, cheffe de travaux, a insisté sur l’importance d’une approche culturelle pour accroître l’efficacité des actions sanitaires. Elle a expliqué que la prise en compte des pratiques et croyances locales permet d’ajuster les messages et d’obtenir une meilleure adhésion des populations aux mesures de prévention.
À l’issue de la rencontre, les participants se sont engagés à relayer les bonnes pratiques au sein de leurs familles et quartiers, devenant ainsi de véritables animateurs de prévention. Cette initiative illustre la complémentarité entre le monde académique et les acteurs humanitaires dans la lutte contre Ebola.
Les organisateurs ont indiqué qu’ils prévoient d’étendre ces actions par d’autres sessions de formation et des campagnes de sensibilisation communautaire dans les jours à venir.
Picard Luhavo