Irumu : pour l’AT d’Irumu, les derniers massacres des ADF se sont passés dans une zone interdite d’accès à la population

par lavoixdelituri

Le deuil s’invite à Walese Vonkutu depuis le vendredi, 23 janvier 2026. Les rebelles presumés ADF ont attaqué les habitants de plusieurs entités de ce côté sud-ouest du territoire d’Irumu, avec des bilans humains importants.

L’épisode a commencé tôt le matin du vendredi à Kazaroho où l’ennemi s’est heurté contre des jeunes résistants auto-proclamés « Wazalendo ». Ici, deux éléments de camp ADF étaient tués et trois autres capturés, puis ramenés au camp des militaires FARDC à Ndimo, selon des sources de la CRDH.

Comme une revanche, les rebelles ont ensuite fait de la balade meurtrière : à Ahombo et à Mangwalo, trois corps de civils étaient retrouvés le matin du samedi. Le dimanche, 22 autres étaient encore exécutés à Apakulo et environs.

Pour l’administrateur du territoire d’Irumu, ces villages champêtres du groupement Bandavilemba, sont dans une zone de plus de 20 kilomètres de la RN4 axe Komanda-luna, où «j’avais suspendu l’accès à la population depuis Avril 2022, vu que les opérations militaires continuent».

«aujourd’hui, la population agricultrice fait sourd d’oreille et part au-delà de 5 kilomètres. Je pense que ce sont des agriculteurs qui entrent frauduleusement par Mamove, Chani-chani pour aller chercher des cacao dans la profondeur », regrette l’autorité territoriale à travers une dépêche de sa cellule de communication.

Les opérations militaires se poursuivent dans le territoire de Mambasa voisin, l’ennemi veut rentrer dans le groupement Bandavilemba en chefferie des Walese Vonkutu, et s’attaque à la population, reconnaît le colonel Siro N’simba, qui promet de donner le bilan dans les heures qui viennent.

«j’en appelle la population à la vigilance et au respect de la décision d’interdiction d’accéder au-delà de 5 kilomètres en attendant que les forces de défense et de sécurité puissent rassurer de la sécurité dans ce groupement », ajoute ce papier de Cellcom Irumu.

La population dont la subsistance repose sur l’agriculture se trouve aujourd’hui obligée de percer même à des zones en haut risque en quête des produits champêtres.

Certains corps des victimes étaient ramassés ce mardi, 27 janvier pour des des obsèques dignes notamment au Nord-Kivu.

Rédaction

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