Ituri : des morts à Lopa et Nizi, des introuvables à Iga-Barrière,… Djugu toujours malheureux

par Redaction

La situation sécuritaire reste instable en territoire de Djugu et une partie d’Irumu, depuis environ une semaine. Les chefferies Baboa Bokoe, en Irumu, Bahema Baguru et Mambisa en territoire de Djugu sont devenues soit des zones d’affrontements entre les FARDC et les rebelles de la Convention pour la Révolution Populaire, CRP; soit des cibles d’attaques des assaillants de la Coopérative pour le Développement du Congo, CODECO.

Ce lundi 21 juillet, les éléments armés identifiés aux assaillants de la CODECO ont fait une entrée aisée au village Lopa, dans la chefferie des Bahema Baguru. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on pouvait entendre des bouches de ces miliciens leur mission à Lopa «de rechercher les rebelles de CRP».

À Lopa, ces hommes armés de la CODECO, venus de Tsalaka, Loga, Mindju et Dhadha, des entités du secteur de Walendu Tatsi, selon la société civile locale, ont réussi à tuer deux personnes. «on n’a pas moyen de récupérer leurs corps pour le moment», déclare Gédéon Dino président des forces vives de Bahema Baguru. Au-delà des personnes tuées, ces assaillants ont aussi pillé plusieurs boutiques, mais aussi des vaches, chèvres, de la paroisse Catholique et de l’AIC de Lopa. Les habitants ont dû vider le milieu, craignant pour leur sécurité.

Ce même lundi, une autre incursion sanglante était signalée au centre commercial de Nizi, chef-lieu même de la chefferie des Mambisa. Là-bas, deux autres civils ont perdu la vie, abattus par des éléments de la CODECO et deux autres grièvement blessées. Des pillages des biens de valeur étaient aussi signalés. Ces éléments de CODECO étaient ceux, venus de Mbau, du secteur de Walendu Djatsi, selon Lona Mastaki, un acteur socio-politique de Djugu.

Par ailleurs, 7 personnes restent introuvables depuis le 16 juillet 2025, à la suite des affrontements entre les FARDC et les miliciens de CRP, au centre de Iga-Barrière, dans la chefferie des Bahema Baguru. Ces civils dont 4 femmes, 2 enfants et 1 homme ne font plus signe, regrette Richard Bule de la société civile locale de Iga-Barrière.

Face à ces imbroglios sécuritaires notamment en territoire de Djugu, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri, relayé par la Radio Candip de Bunia, rassure que «l’armée est engagée et déterminée à restaurer l’autorité de l’État et faire taire les armes et des bruits de bottes sur toute l’étendue de la province». Une communication qui arrive alors que l’opinion dénonce l’absence et/ou l’inaction des militaires loyalistes notamment face à des graves violations opérées par des groupes armés en Ituri.

Rédaction

Vous aimerez peut-être aussi