Ils sont au nombre de 16, des jeunes ex-combattants du groupe dit d’auto-defense Zaïre qui ont accepté de déposer les armes pour être réinsérer et réintégré dans la communauté. Une étape franchie après plusieurs années d’exactions dans les territoires d’Irumu et Djugu.
L’activité de leur réinsertion s’est déroulée ce samedi, 24 Mai 2025 à Tsere, dans le territoire d’Irumu à une dizaine de kilomètres du côté Ouest de la ville de Bunia. Il s’agissait du lancement d’une série des projets de réinsertion et réintégration communautaire en faveur des démobilisés et les membres des communautés locales, au sein du programme de désarmement, démobilisation relèvement communautaire et stabilisation, PDDRC-S. L’appui à cette initiative est de la section DDRR de la MONUSCO Ituri. Les autorités étaient présentes, un des conseillers de la première ministre, Judith Suminwa y compris.
Mugisa Basara Indique avoir été formateur au sein de la milice Zaïre met par dessus tout la paix comme motivation de sa réduction et ses compagnons.
«[•••] j’ai accepté de déposer les armes, je vais la paix dans notre communauté, j’ai fais deux ans dans le groupe armé Zaïre. J’ai influencer une dizaine de personnes avec qui nous avons déposé [•••]», a-t-il renseigné dans des propos recueillis par lavoixdelituri.net
Retour à la vie civile normale, ces ex-combattants seront désormais occupés par l’élèvage. Au total, 26 vaches le PDDRC-S avec l’appui de la Section Désagrément, Démobilisation et Relèvement, DDR de la MONUSCO Ituri.
Les membres de la communauté dont ceux vivant en groupement Tsere, dans la chefferie des Bahema d’Irumu sont émerveillés par cette réduction et espèrent à un retour de la stabilité dans leurs entités. Cependant, ils plaident pour la sécurisation de personnes et leurs bien, Demandant aux forces loyalistes de prendre la relève de ces jeunes qui se disaient d’auto-defense.
Le professeur Jean-desiré Ntanga Tita, coordonnateur national de PDDRC-S encourage d’autres combattants encore en brousse de déposer les armes et rassure sur l’accompagnement du gouvernement à ce processus de réintégration communautaire.
«[•••] il y en a qui sont là parcequ’ils n’ont pas une vision claire de ce qu’ils deviendront, voilà pourquoi on se concentre pour leur montrer ce qu’ils vont devenir, tous ces jeunes qui reviennent, on va les encadrer, les accompagner pour leur réinsertion dans la communauté [•••]», précise-t-il.
Ces projets de réinsertion et réintégration des ex-combattants démobilisés devront se poursuivre dans d’autres sites à travers la province de l’Ituri. Ce qui pourrait permettre le retour à la vie civile des ex-combattants et par ricochet, faciliter la paix longtemps recherchée en province.
Moïse Ulang’u