Des éléments assimilés aux miliciens de la Coopérative pour Développement du Congo (CODECO) ont signé deux attaques ce samedi 10 mai 2025 en chefferie des Bahema-Nord. Il s’agit notamment des attaques qui ont été signalées aux villages Latchu et Reta du groupement Buku, qui partagent la limite avec le groupement Laddedjo d’où provenaient ces miliciens de la codeco. Dieu aidant, les populations du site des déplacés de Rho qui étaient dans leurs propres champs ont aperçu ces éléments venir en masse et ont toutes fui, rapporte des sources locales.
En colère, ces miliciens qui avaient l’intention d’opérer et semer la terreur, se sont rabattus sur les produits champêtres. Ils ont systématiquement défriché tous les produits champêtres de ces villageois, ajoutent les mêmes sources.
Une autre attaque a eu lieu au village Ngazba, située à trois kilomètres au sud du centre de négoce de Largü. Même scénario, les agriculteurs ont aperçu l’ennemi d’avance et se sont sauvés de justesse. Ici une bonne partie des produits champêtres ont été aussi détruits par ces renégats.
La société civile de la chefferie de Bahema-Nord, condamne les attaques répétitives de ces miliciens sur la population civile de cette entité. Charité Banza, son coordonnateur, interpelle le commandant régiment de FARDC basé dans la région de traquer cette milice.
Il se félicite cependant de la nouvelle présence des militaires FARDC à Logo-Takpa dans le groupement Losandrema( Bahema-Nord). Pour lui, cette présence pourra faciliter le retour de la population dans ce milieu, notamment celle qui se trouve au site des déplacés de Tché.
Il sied de noter qu’une femme originaire du village Ngandja, groupement Luvangire en chefferie des Bahema-Nord qui faisait paître ses 5 vaches accompagnées de ses deux fils a été tuée par des miliciens de la CODECO vendredi 09 mai dernier au village Lingau. C’est grâce aux efforts des FARDC de Katoto que des vaches abandonnées par ces miliciens ont récupérées vers Lita (en secteur des walendu Tatsi), alors que ces militaires étaient à leur poursuite.
Germain Maki