La société civile de la chefferie des War Palara en territoire de Mahagi alerte sur la présence des militaires Ougandais (UPDF) depuis plusieurs années sur le sol congolais, au village d’Uriwo à la frontière entre la RDC et l’Ouganda. Pourtant, cette partie est non concernée par les opérations conjointes entre FARDC et UPDF qui sont plutôt dans Sud du territoire d’Irumu et dans le territoire de Mambasa.
Le problème des limites administratives entre la République Démocratique du Congo et l’Ouganda date d’avant 2017. Sont concernés par cette situation les villages frontaliers suivant Mahagi-port en passant par Uriwo jusque dans le territoire d’Aru.
» Ces éléments de l’UPDF qui ont érigé leur campement à Uriwo sont entrain de matraquer les populations, les menacé par les fouets afin qu’elles acceptent leur version c’est à dire tout sujet congolais qui ose dire là c’est le territoire congolais est obligé de subir des coups de fouet jusqu’à ce qu’il accepte « ,a révélé Deogratias Udaga de la société civile locale.
Par ailleurs, ajoute-t-il, l’administration comme telle n’est pas encore installée à Uriwo, par ces éléments Ougandais. Deogratias Udaga, vice coordinateur de cette structure indique que ces populations subissent les tracasseries inimaginables, elles ne sont pas tranquilles et ne se retrouvent plus car cette situation perdure.
» Je ne pensais pas si c’est par la bonne volonté ou par erreur que les congolais depuis l’ancien temps avaient accordé seulement une route aux missionnaires pour qu’ils fassent leur travail et ce qui fait penser aux ougandais que cette partie leur appartient « , poursuit-t-il.
La vérification des limites administratives entre les deux pays qui avait bien commencé vers l’année 2017 n’a jamais aboutie. Cette situation fait que la population vie dans le stress, dans une peur permanente et n’est pas tranquille. À lui d’ajouter que ce problème a été déjà invoqué aux autorités de la province de l’Ituri lors des évaluations intra- provinciales en ville de Bunia il y a peu. Donc, selon lui, les autorités de la province doivent prendre ce problème au sérieux et s’impliquer davantage pour résoudre définitivement ce problème des limites administratives. Il pense que la présence des experts belges et anglais mais aussi du côté congolais et ougandais s’avèrent très nécessaire pour décanter une fois pour toute cette question. Il s’étonne que l’état de siège qui est une administration spéciale des militaires n’arrive pas à donner la solution pour une affaire qui concerne l’envahissement du territoire de la République Démocratique du Congo.
Germain Maki