Les conditions météorologiques restent instables sur l’ensemble de la province de l’Ituri depuis le début de cette année 2025. Entre une sécheresse prolongée depuis janvier jusqu’à mai et des pluies intenses en Juin et ce début juillet, la population reste confuse.
Depuis la soirée de ce mercredi, jusqu’à l’avant-midi du jeudi, 10 juillet 2025, une pluie diluvienne s’est abattue sur Bunia et environs. Des dégâts humains et matériels sont enregistrés, avec une grave désolation des habitants.
En ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, les précipitations ont occasionné le débordement du ruisseau dénommé « Bigo » qui traverse le quartier Bigo dans la commune de Shari. Trois enfants de déplacés du site de Kigonze y sont noyés et morts aux environs de 19 heures 30 minutes en voulant le traverser. Deux corps étaient repêchés et ce matin, des déplacés se lancent dans la recherche du corps d’une autre victime.
Dans la même nuit, au quartier Lumumba en commune de Mbunya, le mur d’une clôture appartenant à la société Mont Gabaon, selon le chef de quartier, s’est écroulé à la suite de son altération par les eaux de pluie, sur une maison dans l’avenue Lusambo. Deux personnes, des enfants ont été engloutis et décédés.
Le troisième dégât enregistré est le débordement de la rivière Kisege sur l’axe Bunia-Kasenyi, dans le territoire d’Irumu, dans la plaine du lac Albert. La protection civile en Ituri indique qu’il n’y a «aucun passage, même par moto», même si aucun incident n’est signalé.
«ce fait pourrait affecter les trafics en général et le programme de voyage ou de navigation sur le lac Albert pour ce jour car plusieurs voyageurs viennent souvent de Bunia pour Ouganda, en particulier. Aussi ceux qui viennent de l’Ouganda ou ceux qui souhaiteraient venir à Bunia à partir de Tchomia et Kasenyi se trouvent bloqués», déplore Robert Njalonga, coordonnateur de la protection civile.
Lui qui demande une vigilance, appelle la population à se réserver pour traverser les rivières ou ruisseaux en débordement et surtout s’il n’ont pas de passerelle ou pont au risque d’être emporté par le courant d’eau.
Moïse Ulang’u