Ituri : nouvelles vagues de déplacés et reprise des activités à Djugu et Mahagi

par Redaction

Au moins 24 000 personnes se sont déplacées par suite de la reprise des violences armées dans le territoire de Djugu entre le 1 et 31 Mai 2025. Les statistiques sont contenues dans le rapport de la coordination des affaires humanitaires, OCHA-RDC publié le mardi 16 juin 2025.

Appercu sur la situation

Dans ce rapport, OCHA-RDC indique que les violences qui ont repris dans les zones de santé de Fataki, Jiba, Damas, Nizi et Tchomia sont à la base de déplacement de ses 24 000 personnes.

«Des vagues de retour en début mai, suivies des déplacements en fin du mois
Au début du mois de mai, une légère accalmie a encouragé une vague de retours dans les zones de santé de Fataki, Rethy et Linga, selon les autorités locales. En revanche, depuis la mi-mai, les violences armées ont repris dans les zones de santé de Fataki, Jiba, Damas, Nizi et Tchomia, occasionnant de nouveaux déplacements de près de 24 000 personnes entre le 11 et le 14 mai, selon des sources humanitaires».

Situation des écoles dans cette zone

Tout de même, cette organisation note une reprise des activités scolaires dans les zones de santé de Nizi et Fataki, territoire de Djugu dans cette période du 1 au 31 Mai 2025.

«La reprise des activités scolaires.
Le 21 mai, plus de 10 écoles situées le long de l’axe Lopa – Jina ont rouvert leurs portes, permettant à environ 2 100 enfants, dont plus de la moitié sont des filles, de reprendre les cours. Selon le Cluster Education, cette reprise des activités scolaires fait suite à une amélioration du contexte de sécurité dans la zone. Ces écoles avaient suspendu leurs activités pendant une semaine, entre le 17 et le 20 mai, en raison d’affrontements armés.
Entre le 5 et le 14 mai, 21 écoles de Fataki Centre, Lilo et Djugu Centre ont également rouvert après plus de deux mois de fermeture à cause des affrontements armés dans ces zones au mois de mars. Cette situation avait perturbé les activités scolaires d’au moins 5 640 enfants, dont plus de 2 700 filles. Toutefois, le Cluster Education alerte sur l’urgence de couvrir les besoins de ces écoles en fournitures scolaires, en kits pour enseignants, en latrines et espaces d’apprentissage temporaires pour enfants», poursuit ce rapport.

Besoin d’une assistance humanitaire

Dans ce rapport, OCHA-RDC alerte sur la nécessité d’une assistance humanitaire pour les élèves et enseignants de cette zone .

«Par ailleurs, les autorités locales et les partenaires estiment que des évaluations approfondies sont également nécessaires, afin de planifier les interventions à venir».

En termes d’assistance humanitaire, OCHA-RDC fait savoir que 93 000 personnes ont reçu l’assistance alimentaire dans les zones de santé de Nyarambe et Komanda dans le territoire d’Irumu.

Joseph Kisuki

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