Ituri : insécurité, des vulnérables à Mahagi et Djugu, des retournés à Mambasa (OCHA)

par Redaction

La détérioration de la situation sécuritaire au mois de Mars, dans les territoires de Mahagi, Djugu et Mambasa ont entraîné plusieurs dégâts humains et matériels, exacerbant davantage les conditions précaires des personnes déplacées.

À mahagi, une évaluation de l’ONG première urgence internationale a révélé l’arrivée de plus de 40 930 personnes déplacées en situation de vulnérabilité dans les zones de santé de Rimba et Aunbga. Ces personnes avaient fui, en début d’année, les violences armées dans plusieurs villages de ces zones de santé. Actuellement, il n’y a aucun partenaire positionné dans ces zones de santé pour des interventions humanitaires.

À Djugu pendant ce temps, en raison des violences et menaces des éléments armés envers son personnel, l’hôpital général de Fataki a dû suspendre ses activités depuis le 14 Mars, compromettant l’accès aux soins de santé secondaire à plus de 169 mille personnes de la zone de santé de Fataki. Une dizaine de partenaires humanitaires ont été aussi contraints de suspendre leurs opérations, privant près de 300 mille personnes d’une assistante vitale, selon la coordination des affaires humanitaires OCHA en RDC.

Dans le territoire de Mambasa, l’on signale ce pendant le retour de près de 4 mille personnes dans les aires de santé de Lukaya et Mahu à la suite notamment de l’amélioration des conditions sécuritaires. Ces populations retournées ont besoin d’un accompagnement des acteurs humanitaires et/ou acteurs de développement pour reconstituer leurs moyens de subsistance perturbés par des incursions des groupes armés.

Par ailleurs, OCHA informe dans son rapport circonstancié de ce Mercredi, 9 Avril que des ONG partenaires du PAM ont assisté plus de 226 mille personnes déplacées et populations hôtes vulnérables avec du cash pour une aide alimentaire dans les zones de santé de Lita en territoire de Djugu, Gety et Komanda en territoire d’Irumu, Angumu et Nyarambe dans celui de Mahagi.

Moïse Ulang’u

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