L’association culturelle ENTE qui regroupe le peuple Hema, a peint un tableau sombre de la situation sécuritaire la concernant notamment dans le territoire de Djugu où ses membres subissent “le génocide” depuis plusieurs années. C’était au cours d’un point de presse, organisé ce Mercredi 18 décembre 2024 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
En sept ans, soit du 17 décembre 2017 au 17 décembre 2024, la milice Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) est l’auteur principal de ce massacre « planifié, pensé et coordonné ». C’est à travers des attaques perpétrées dans plusieurs entités des chefferies Hemas, où, non seulement des personnes sont ciblées, mais aussi des biens de valeurs voués à l’incendie et/ou pillage.
Au cours de cette période qui continue, le président de l’association culturelle ENTE, avance un bilan humain de plus ou moins sept mille (7000) sujets Hemas sauvagement tués par ce groupe armé.
«[•••] ce que nous observons actuellement à Djugu, n’est que le processus d’annulation de peuple Hema (•••), le bilan de tous ces massacres que subit le peuple Hema est sans appel, la mort injuste et injustifiée de plus de 60.000 Hemas (parlant de tuerie de CODECO depuis les années 90), le déplacement massif des populations, la concentration des Hemas dans des sites de déplacés, la rupture de l’harmonie de vie de tout un peuple et de ses assimilés, la destruction des infrastructures et des intérêts d’ordre publique et privé[•••]», a déploré le Chef Des Travaux Angaika Babha, president de l’association culturelle ENTE.
Il regrette que ce massacre soit perpétré dans un état stable, mais également en présence de la communauté internationale depuis plus de 20 ans.
Le Chef Des Travaux Angaika Babha demande à la communauté, une protection spéciale du peuple Hema pour barrer la route à ce programme de son extermination, au pouvoir central et au gouvernement provincial de l’état de siège, d’imposer la paix par la force, cela permettra aux déplacés de regagner leurs milieux de vie. Il a aussi appelé les victimes au calme » malgré la douleur inacceptable lui infligée gratuitement ».
Rédaction