C’est depuis plus d’une semaine qu’on observe un jeu de ping-pong entre le chef du secteur de Bahema Sud, André Kataloho Takumara et celui de la chefferie des Walendu Bindi, Fidèle Mongaliema autour de l’apparence du village Kaporo. Chacun de ces autorités locales indique que l’entité se trouve dans sa juridiction. Tout tournerait autour de la perception de taxes locales aux chevillards en provenance de l’Ouganda voisin.
Le vendredi 6 décembre dernier, le chef de Bahema Sud avait dénoncé à la presse, ce qu’il qualifiait de tracasserie des éléments FRPI contre des chevillards sur qui on exigait cinq dollars américains par tête de bête, faute de quoi, ces derniers étaient exposés à des tortures… dans ce village qu’il a estimé être dans son entité.
En réaction, le chef de Walendu Bindi, dans une déclaration aussi à la presse, le jeudi 12 décembre dernier, a précisé que le village Kaporo, pourtant dans son entité coutumière, était géré pendant longtemps par le secteur de Bahema Sud et dont il reprend maintenant le contrôle.
L’administrateur militaire du territoire d’Irumu en sapeur pompier, a aussi réagi le vendredi 13 décembre 2024. Pour lui, le problème de conflit de limite ne doit pas être traité au média par ces chefs de secteur et chefferie. Le colonel Siro N’Simba indique les avoir invité dans son bureau au début de cette semaine pour décanter la situation.
«[•••] le conflit de limite administrative ne doit pas se régler dans le média, c’est connu, mais dans le média c’est encore réveiller pour rien les velléités qui avaient endeuillé les communautés(•••), ils (les chefs) devraient dans leur language, privilégier la cohabitation pacifique et le cohésion sociale, personne ne peut chasser l’autre, la population ne doit pas être entraînée par ces propos [•••]», a dit ce diplômée de stratégie et défense.
L’autorité territoriale a ajouté que «la solution n’est pas ailleurs si ce n’est qu’autour d’une table». Pour lui, la rencontre tripartite avec ces autorités locales aurait pour objectif de les rappeler à l’ordre et mettre la sécurité, le vivre ensemble de la population au premier plan.
Rédaction